Obama est à la plage et l'Amérique au desespoir

Publié le par French Nail


 

 French article ; English version below

 

Je viens juste de terminer la lecture d’un article publié par Jonathan Berr dans le DailyFinance.
The New Homeless: A Young Widowed Mom's Bleak Christmas in Camden - DailyFinance


Ce récit m’a touché pour plusieurs raisons. La première c’est que je vis à quelques minutes de Camden, mais dans un monde bien différent. La seconde, c’est que j’ai vécu à quelques minutes de Fort Myers qui est maintenant l’une des villes les plus touchées par le crash immobilier.





J’ai trouvé ce reportage, le parfait pendant à la couverture médiatique des vacances d’Obama et compagnie. Il souligne parfaitement la déconnexion, l’arrogance et le mépris du gouverment Obama  à propos du peuple américain :  Prendre des vacances confortables et en toute sécurité à Camp David, comme tous les Présidents Américains avant lui, n’était pas assez bien.

 

 

 

 

  US President Barack Obama, seen here during his Christmas break ...

  US President Barack Obama, seen here during his Christmas break in Hawaii, is expected to break his public silence on the thwarted attempt to down a US airliner, as a political storm brewed over the attack.(AFP/Jewel Samad)



President Barack Obama, center, walks to the tennis courts at ...

President Barack Obama, center, walks to the tennis courts at Kailua Racquet Club in Kailua, Hawaii, Monday, Dec. 28, 2009. The Obama family is in Hawaii for the holidays.(AP Photo/Alex Brandon)







 

Les estimations rendues il y a quelques mois par la  National Alliance to End Homelessness mettaient le nombre de personnes qui seraient sans abri au cours de deux prochaines années suite à la récession, à 1,5 million. Le DailyFinance s’est penché sur le sort symptomatique de certaines d’entre elles, victimes du chômage, de mises aux enchères de leur maison, de créanciers implacables ou plus simplement de malchance financière. Voici l’un de leurs reportages.









 


Jennifer Paul et sa fille de neuf ans Alyssa essayent de voir les choses du bon côté pendant les fêtes. Depuis le mois d’octobre, elles vivent toutes les deux à la Ann Sample House, le plus grand établissement ouvert aux familles sans-abri, à Camden, dans le New Jersey, l’une des villes américaines les plus pauvres et les plus dévastée financièrement.





Paul, une mère de famille de 33 ans qui essaye de garder sa fierté et qui affiche un tatouage des initiales de sa fille et un autre d’un papillon, a réussi à économiser centime par centime juste assez pour acheter à sa fille quelques petits cadeaux. L’établissement où elles vivent est orné d’un beau sapin de Noël artificiel et Paul anticipe que le personnel fera quelque chose pour célébrer Noël d’une manière ou d’une autre. Mettre les résidents dans l’ambiance de Noël n’est pas mince affaire quand nombre d’entre eux ont plutôt les idées noires.

Un parcours plein d’obstacles

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Ce fut suite à un parcours semé de difficultés et de mauvaise chance, que cette mère et sa fille sont devenues sans-abri. Il y a  deux ans, le mari de Paul, Christopher, est  mort subitement. A l’époque, Paul était encore en deuil de sa mère décédée un an auparavant. Son père lui était décédé depuis des années.

 

Dans l’espoir de faire table rase du passé et de repartir d’un plus bon pied, Paul et sa fille sont parties s’installer à Fort Myers, en Floride où elle avait trouvé un travail de saisie de données. Mais quelques mois après leur arrivée, leur monde s’est de nouveau écroulé. Frappé de plein fouet par la récession, son employeur a mis les clefs sous la porte sans préavis.


Complètement désarçonnées, la mère et la fille ont repris le chemin du New Jersey remontant par l’autoroute I-95. Pour elles, la « Maison », ça voulait dire s’installer sur le canapé et dans les chambres d’amis de leur parenté ou d’amis. Au mois de mars, l’horizon c’est un peu éclairé. Paul a trouvé un travail chez un fournisseur alimentaire, Aramark, à l’Aquarium de Camden, l’une des plus grandes attractions touristiques de Philadelphie. Ce salaire a permis à la mère et la fille de prendre leurs quartiers dans un motel de troisième zone.  Mais la situation n’a pas pu s’éterniser, les services sociaux de protection de l’enfance et de la famille de l’État du New Jersey ayant jugés l’endroit inacceptable pour Alyssa. Arrivé octobre, les deux avaient emménagé à la Anna Sample House.

 

 

 

Pour empirer encore les choses, Paul a récemment perdu son travail à l’Aquarium. Selon Aramark, le stress de sa situation de sans-abri affectait sa performance.  Cependant, l’entreprise basée à Philadelphia, lui a promis de la réembaucher une fois sa vie stabilisée. Paul ne leur en veut pas. Elle dit même comprendre la position de son employeur. Le porte-parole de l’entreprise a décliné tous commentaires sur les spécificités de la situation.

 

 

Joindre les deux bouts à l’aide de coupons alimentaires et d’indemnités chômage

 

Les soucis gardent Paul éveillée pratiquement toute la nuit.  Elle touche le chômage et a réussi à économiser environ 200 dollars sur les 825 dont elle a besoin pour le dépôt de garantie d’un appartement. L’établissement où elle est réfugiée assure la plupart de leurs repas. Pour le reste, Paul utilise les coupons de subsistance alimentaire donnés par État Elle avoue que les sortir à la caisse était embarrassant au début, mais que c’est maintenant, le moindre de ses soucis.

 

Ce qui la met le plus mal à l’aise, c’est la démarche constante des vendeurs de drogue présents dans le quartier. Elle ne touche pas à la drogue, même si elle ajoute avec ironie que ça serait probablement à son avantage d’être droguée. Les sans-abri qui ne se droguent pas reçoivent moins d’aide financière de État que ceux qui sont accros. « Ils ne sont pas considérés comme complètement au bout du rouleau”, dit-elle.

Évidemment, le portable de Paul a été déconnecté, puisqu’elle n’arrivait plus en payer la facture. Ça rend sa recherche d’emploi encore plus difficile. Mais, coûte que coûte, elle persévère.

 

Alyssa, qui fait maintenant parti des milliers d’enfants vivant désormais dans les établissements pour sans-abri, est le seul rayon de soleil dans la vie de sa mère. Paul est parfaitement consciente des conséquences de cette vie à sur sa fille. Alyssa qui n’a que neuf ans, a déjà été inscrite dans cinq écoles différentes. Mais, l’enfant reste vive. Elle conserve les feuilles volantes sur lesquelles elle dessine, dans un dossier rouge et rêve un jour de rentrer dans la police pour « sauver le monde ».

 

 

Mais pour le moment, la seule personne que Paul s’obstine à vouloir sauver, c’est sa fille. « En final, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes » dit-elle. C’est à elle de s’en tirer.


  ARTICLE ECRIT PAR : FRENCH NAIL



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Commenter cet article

marie 29/12/2009 10:03


Obama s'est décidé à dire quelque chose enfin cette nuit sur l'attentat manqué. ça a dû lui coûter d'interrompre sa bronzette !


kate 28/12/2009 21:01


je comprends vos sentiments, Obama est d'une indescence ....!