Obama affiche son mépris pour les Allemands

Publié le par frenchpuma

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Barack Obama ne semble pas beaucoup se soucier de l'Europe.

Après avoir à plusieurs reprises affiché son mépris envers notre président français, le voilà qui se comporte de manière plutôt inélégante avec la Chancelière allemande  Angela Merkel.


President Barack Obama (R) speaks with German Chancellor Angela Merkel during meetings in the Oval Office of the White House in Washington, DC. Obama hailed Germany as a strong ally on Tuesday and paid tribute to the "extraordinary" leadership of Merkel as she prepared for a rare address to the US Congress.(AFP/Saul Loeb)




Tout d'abord, il a refusé son invitation de participer aux cérémonies commémorant le 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui auront lieu la semaine prochaine (prétextant des problèmes d'agenda !)

Ensuite, il n'a pas jugé bon de l'informer de la décision prise par General Motors de finalement ne pas céder Opel.

 

C’est l’épilogue en forme de coup de théâtre d’un feuilleton qui dure depuis des mois. General Motors a finalement décidé mardi de conserver la marque allemande Opel dans son giron, alors qu’elle semblait promise à l’équipementier canadien Magna associé à la banque russe Sberbank, qui devaient en prendre 55 %.

Aux abois en début d’année en raison d’une situation financière catastrophique, le numéro un américain avait annoncé à reculons son intention de se séparer de sa filiale européenne. Expliquant sa volte-face par le fait que l’environnement économique «s’est amélioré» en Europe, d’une meilleure «santé financière» du groupe et de «l’importance» d’Opel pour sa stratégie internationale, il estime aujourd’hui ne plus être obligé de faire ce sacrifice. Au lieu de cela, GM prévoit de restructurer «ses opérations en Europe le plus rapidement possible». Ce plan coûtera environ 3 milliards d’euros. En fin de journée, John Smith, le vice-président de GM, a indiqué que le groupe tablait sur environ 10 000 suppressions d’emplois, soit un peu moins que ce qu’envisageait Magna. Objectif : 30 % d’économies de frais de fonctionnement. (source : Le Figaro)


C'est donc clairement un camouflet pour la chancelière allemande, qui  avait milité pour un rachat d’Opel par Magna, censé davantage protéger les emplois que d’autres projets. La signature d’un accord préliminaire deux semaines avant les élections législatives avait été considérée comme une victoire politique.

 





Et pourtant, curieuse coïncidence, le jour même où GM annonçait sa décision, la chancelière allemande se trouvait justement à Washington pour prononcer un discours au Congrès !

Le Wall Street Journal a révélé que personne au sein du gouvernement Obama n'a pris la peine ce jour-là de l'informer que General Motors allait annoncer cette nouvelle dans les heures qui suivraient.


http://europumas.over-blog.com/pages/how-to-lose-an-ally-in-ten-months-1980261.html


German Chancellor Angela Merkel addresses a joint session of ...

German Chancellor Angela Merkel addresses a joint session of Congress as U.S. Vice President Joe Biden (L) and House Speaker Nancy Pelosi applaud on Capitol Hill in Washington, November 3, 2009. Merkel, who began her second term in office last week, is the first German leader to address the U.S. Congress since Konrad Adenauer in 1957.REUTERS/BPA/Handout (UNITED STATES POLITICS)





Aujourd'hui, les sites des journaux allemands font leurs gros titres sur la colère des salariés d'Opel. Et si vous lisez de plus près, vous comprendrez que Angela Merkel est elle-même aussi furieuse, car elle est en train de se demander si Obama ne l'a pas prise pour une idiote, quand il l'a rencontrée en tête-à-tête, il y a deux jours.

Pourquoi, pourquoi donc n'a t-il pas pipé mot ?

Ce matin, la querelle prenant un tour diplomatique menaçant, l'administration Obama s'est sentie obligée de publier un communiqué affirmant que la Maison Blanche n'avait rien à voir avec la décision prise par General Motors.

Le seul problème, c'est qu'ils ont oublié de préciser que c'est le gouvernement américain qui est l'actionnaire majoritaire de GM, et que Obama lui-même a nommé des membres du conseil d'administration de l'entreprise automobile quand le gouvernement lui a donné des millions de dollars pour la sauver, il y a quelques mois !

Il paraît donc tout à fait impossible que le gouvernement n'ait pas pris part à cette décision.

QUi peut raisonnablement croire que la Maison Blanche n'avait pas été informée de cette décision ?

Donc, une conclusion s'impose :


- soit Obama est un lâche, et n'a pas osé dire quoi que ce soit à Angela Merkel quand il l'a rencontrée l'autre jour.

- soit il est si désinvolte et irrespectueux qu'il a tout simplement oublié de l'en informer !

 En tout cas, quelle que soit l'explication, elle est révélatrice du mépris que Mister O. ressent envers ses alliés européens...

 

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