GUERRES A L'ETRANGER ; GUERRE A LA MAISON

Publié le par frenchpuma

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Surprise: Barack Obama est humain, finalement.

Non seulement il n’a pas réussi à mettre fin aux deux conflits que l’Amérique mène à l’extérieur depuis son prédécesseur George Bush, mais en plus, il en a déclenché un autre, sur le plan intérieur celui-là : une nouvelle guerre des cultures.


Comme l'écrit avec humour le journal britannique le Mirror aujourd'hui : 

il ne marche pas sur l’eau, il ne se déplace pas sur les toits des gratte-ciels d’un simple bond comme Superman, pas plus qu’il ne parvient à faire adopter au Congrès sa très ambitieuse réforme de la santé .






U.S. President Barack Obama walks away after speaking about the elections in Afghanistan from the White House in Washington August 21, 2009. Obama said on Friday the Afghanistan election was an important step forward but warned that violence may continue.

REUTERS/Kevin Lamarque (UNITED STATES POLITICS)

Non, il ne vole pas, finalement !




Et, comme tous les autres présidents, il finit par décevoir ceux qui ont voté pour lui. Mais en plus, il se met totalement à dos par ses méthodes ceux qui ne sont pas d’accord avec sa politique.

 

Publié par Associated Press hier, ce très mauvais sondage :
 

Un nouveau sondage révèle que les Américains, inquiets pour le futur de leur assurance maladie, et très angoissés devant la montée des déficits, sont en train de perdre confiance en leur président Barack Obama.

 

Ce sondage réalisé conjointement par le Washington Post et ABC News montre que moins de la moitié des Américains font confiance au président et pensent qu’il prendra les bonnes décisions pour son pays.

Cela représente une chute spectaculaire par rapport à il y a quelques jours seulement : ils étaient 60 % au moment des 100 jours d’Obama.

Le sondage a été publié ce vendredi, et montre que la cote de popularité de Obama est à 57 %, ce qui là encore représente une baisse très nette, puisque c’est 12 points de moins qu’en avril.

Et plus grave : il y a maintenant 57 % d’Américains qui désapprouvent sa politique budgétaire, et le fait qu’il creuse les déficits.




 

Donc, nous y voilà :

Seulement sept mois après son élection, il faut se rendre à l’évidence : cet homme n’a rien d’un Sauveur. Il ne pourra pas sauver notre planète, puisqu’il n’est même pas capable de sauver son propre pays !

La seule chose qu’il ait réussi à faire depuis qu’il est arrivé est en fait le contraire de ce pour quoi il avait été élu :

Il a ravivé la virulence et le vitriol dans le débat politique aux Etats-Unis.

Nombreux sont les gens qui avaient voté pour lui parce qu’il espéraient que son élection marquerait la fin de ce que l’on a appelé la “culture war”, qui caractérise la politique américaine depuis plus d’une génération maintenant.









Pourtant, la fracture est toujours bien là, et elle fait mal.

C’est le débat sur la réforme de la santé qui est à l’origine de cette virulence ravivée dans le débat politique. Les Américains les plus conservateurs, ont, il est vrai, quelque chose à se mettre sous la dent, un peu comme si Obama l’avait fait exprès !

Certains, parmi les plus à droite, traitent Obama de Marxiste et de Socialiste. (ce qui est, nous le rappelons, une insulte, aux States !)

Les médias inféodés sont bien trop contents de nous faire croire que tous ceux qui s’opposent à Obama sont des individus dangereux, proches des milices qui pronent la haine du gouvernement fédéral.







Donc, tout ça pour dire que la “culture war” n’a jamais été si violente, et cela s’amplifie avec l’entrée sur scène maintenant des associations de gauche qui viennent protester contre cette résurgence d’extrêmisme et de radicalisme :

Selon le Southern Poverty Law Centre, qui étudie les activités de tous les “ hate groups » aux Etats-Unis, ce mois-ci, on voit réapparaître des groupes radicaux d’extrême droite très virulents qui avaient pratiquement disparu depuis dix ans : 

 "Après dix ans pendant lesquels ils n’avaient presque pas fait parler d’eux, les milices de droite, les citoyens qui sont contre le pouvoir du gouvernement fédéral et qui refusent de payer plus d’impôts, font leur réapparition dans tout le pays. »






Cela veut dire que tout ce qui unit ces anti-Obama, c’est en quelque sorte la peur d’un gouvernement fédéral trop puissant, trop envahissant (big government.)

On retrouve là deux caractéristiques majeures de la culture américaine : l’amour des libertés individuelles, et une méfiance envers le gouvernement.

 

Mais ne nous y méprenons pas : contrairement à ce que vous allez entendre ou lire, le point commun à tous ces gens, ce n’est pas le racisme.

Car, ce n’est pas parce que vous êtes en faveur de moins d’intervention du gouvernement dans votre vie que vous êtes raciste.


Si on regarde les résultats du sondage que j’ai mentionné plus haut, on s’en rend bien compte : il y a maintenant une majorité d’Américains qui ne font pas confiance à leur président dans sa manière de gérer l’économie et la réforme de la santé. Ils ne sont quand même pas tous racistes, si ?

 

 

 

Pour finir, dimanche, Mister O. Fera ses valises pour prendre la direction de Martha's Vineyard dans le Massachusetts, mais avec deux guerres à mener à l'étranger, une guerre à la maison causée par son entêtement à vouloir imposer SA réforme de l’assurance maladie vraiment mal engagée, et une récession mondiale, pas sûr qu’il aura bien le coeur à se relaxer !

 


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