Obama va avoir besoin d’un bon dentiste et d’un super gastro.

Publié le par French Nail


French version ; English version below

U.S. President Barack Obama speaks during an Organizing for America national healthcare forum at the Democratic National Committee Headquarters in Washington August 20, 2009.

REUTERS/Kevin Lamarque (UNITED STATES POLITICS HEALTH)





Le premier obstacle sur lequel Obama vient de se casser les dents, il l'a construit de toutes pièces : Le chiffre de 46 millions d'Américains sans assurance, claironné par le gouvernement Obama est complètement faux. Une fois qu'on soustrait les étrangers illégalement sur le territoire, les résidents étrangers en situation légale mais temporaire, les américains qui ont la situation financière pour se payer une assurance-maladie mais qui choisissent de ne pas le faire et les américains qui ont droit aux programmes fédéraux offrant une protection sociale aux enfants, aux indigents et aux personnes âgées, mais qui n'en profitent pas, cela ne laisse environ que 10 millions de personnes. De plus ce nombre est en rotation permanente, à savoir que la très grande majorité de ces personnes ne se trouve sans assurance que temporairement.





President Barack Obama speaks during the Organizing for America National Health Care Forum, Thursday, Aug. 20, 2009, at the Democratic National Headquarters in Washington.

(AP Photo/Alex Brandon)






Cela n'a pas pris longtemps à l'opposition pour révéler le pot aux roses.





 

D'autre part contrairement à ce que la troupe Obama pense, les américains sont très bien informés.





 

Sous des airs un peu las et infantiles, ils savent très bien de quoi ils parlent et, ils savent qu'une des choses qui doit être réformée d'urgence est "tort", à savoir la responsabilité civile des médecins. Pour couvrir leur responsabilité civile en cas de procès pour faute médicale, les médecins se doivent de souscrire des polices d’assurance absolument prohibitives. Les coûts sont répercutés sur le coût des consultations et des interventions. Dans certains états, ces polices d’assurance sont si chères qu’en réalité elles ne sont rentables. Il ne faut mieux pas se trouver enceinte en Floride. Il n’y reste que très peu d’obstétriciens. Et, la réforme Obama ne touche pas à ce problème.




 

Bref, le système américain fonctionne pour la plupart de la population.  Il a besoin d'être ajusté : réforme de la responsabilité civile (tort reform), uniformité des critères des polices d'assurance pour ouvrir la concurrence au niveau national (nationwide open market), et émission des polices d'assurance au nom des assurés et non pas au nom de leurs employeurs (portability).



 






Voila ce que les américains veulent. Rien à voir avec ce qu'Obama veut leur imposer.

Les derniers sondages révèlent qu’une majorité grandissante des Américains ne veut pas de la réforme.  Son taux d’approbation suit en chute libre : 47% d’après l’institut de sondage Rasmussen.




An opponent to health care reform holds a sign as he listens to Congressman David Scott (D-GA) during a town hall meeting on health care reform at Mundy's Mill High School in Jonesboro, Georgia, August 15, 2009. REUTERS/Tami Chappell






Comme qui dirait qu’Obama a les yeux plus gros que le ventre. Je prédis une longue période d’indigestion hivernale.






Article rédigé par : French Nail

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marie 21/08/2009 12:24

Apparemment, et d'après ce que dit la presse ce matin, Obama est déterminé à faire passer sa réforme coûte que coûte. On peut se demander les dessous d'une telle obstination, et si comme vous le disiez l'autre jour, il n'y aurait pas du donnant donnant par rapport aux grands lobbys pharmaceutiques. A quoi bon réformer si les médecins eux mêmes n'y trouvent pas leur compte ?