HILLARY AVAIT RAISON : ROXANA EST LA PREMIERE VICTIME DE OBAMA !

Publié le par frenchpuma

French article ; English version below

Cette belle jeune femme est l'une des premières victimes de la politique étrangère de Barack Obama...

Elle s'appelle Roxana Saberi...


 

Pendant la campagne présidentielle, Obama avait affirmé qu'il voulait renouer le dialogue avec ceux que l'on appelle les Etats voyous tels que l'Iran. C'était d'ailleurs un point de désaccord avec son adversaire des primaires, Hillary Clinton, qui l'avait averti à plusieurs reprises qu'un tel comportement pouvait s'avérer dangereux...






Mais Obama a choisi d'ignorer les avertissements de Hillary...

Depuis qu'il a été élu, il a fait plusieurs ouvertures diplomatiques à ce pays, dont la plus importante est certainement le message vidéo qu'il a fait diffuser sur les chaines de télévision iraniennes dans lequel il appelait à des relations apaisées entre les deux pays.

Et bien, ce soir, la réponse de l'Iran est bien celle que l'on attendait face à une telle naïveté diplomatique, mais elle n'en est pas moins un choc pour les femmes du monde entier :


Roxana Saberi, la journaliste américano-iranienne accusée d'espionnage pour les Etats-Unis vient d'être condamnée à une peine de huit ans de prison en Iran.




 

 

 


 Hillary Clinton n'a pas tardé à réagir :

"Je suis profondément déçue par le verdict du procès par un tribunal iranien", a-t-elle déclaré alors qu'elle assiste actuellement aux côtés de son patron au SOmmet des Amériques à Trinidad et Tobago.



Hillary Clinton au Sommet des Amériques aujourd'hui. Elle vient de réagir au verdict.




"Nous allons continuer à exprimer nos vives inquiétudes auprès du gouvernement iranien"
a -t-elle aussi déclaré.

 

 

 

Roxana, qui est reporter, était détenue dans la tristement célèbre prison d'Evin à Téhéran depuis le mois de janvier après avoir été accusée d'espionner pour le compte des EU.

 

 
Elle vit en Iran depuis six ans

Ancienne Miss Dakota du Nord, elle est titulaire d'une maîtrise de l'université de Cambridge. Elle était en train d'écrire un livre sur son expérience en Iran. Elle a travaillé pour des médias occidentaux divers tels que la BBC, Fox News, et NPR (National Public Radio).


Dans un appel téléphonique passé à son père peu après son arrestation, elle lui a raconté  qu'elle avait été arrêtée pour avoir acheté une bouteille de vin, ce qui est interdit dans un pays qui suit strictement la loi islamique. Plus tard, on l'a aussi accusée d'avoir travaillé comme journaliste sans accréditation, puis son procès s'est tenu la semaine dernière, mais cette fois-ci les charges étaient l'espionnage. Ses parents espéraient pourtant que la sentence serait clémente et n'irait pas au-délà de six mois de prison.


Son avocat a d'ores et déjà annoncé qu'il allait faire appel, mais qu'il fallait s'attendre à ce qu'elle purge sa peine dans la prison la plus redoutée de Téhéran, la prison d'Evin, où les prisonniers politiques sont détenus, et où des exécutions ont lieu régulièrement.


(On peut donner comme exemple récent celui de la photographe de presse  Zahra Kazemi, à la double nationalité canadienne et iranienne, morte en Iran en 2003, dans cette prison, après avoir été torturée, battue et violée, selon un médecin iranien demandant l'asyle politique au Canada. Les autorités iraniennes ont pourtant toujours affirmé qu'elle était décédée de causes naturelles.)


 

Le procureur adjoint de Téhéran,  Hassan Haddad, a affirmé que Roxana "se livrait à des activités d'espionnage avant d'arriver en Iran". Il a ainsi expliqué que la jeune femme était entrée en Iran (qui ne reconnaît pas la double nationalité) comme citoyenne iranienne, et que "rien ne laissait supposer qu'elle avait une autre nationalité. " 
 




Le porte parole du ministre des Affaires étrangères iranien, Hassan Ghashghavi, avait déclaré au mois de mars que la carte de presse de la journaliste avait été annulée et que depuis elle travaillait "dans l'illégalité."

Cette semaine, le Département d'Etat par l'intermédiaire de son porte-parole 
Robert Wood a dit à la presse que les charges d'espionnage qui pesaient contre Roxane Saberi était nulles et sans fondement.

 

Selon ses amis, la jeune femme a toujours fait bien attention à son image en public, et à ses actions car elle sait combien ce sujet est sensible à Téhéran, sur le plan culturel et politique.
  Mr Srouji, un ami à elle,  a évoqué son cas sur le site web créé par son comité de soutien aux EU, freeroxana.net :


"Le dernier mail que j'ai reçu de Roxane est daté du 18 janvier dernier, quelques jours seulement avant son arrestation. Dans ce mail, elle me disait que son livre avançait bien et qu'elle travaillait dur pour pouvoir le terminer dans quelques semaines.

Ce qui me bouleverse, c'est qu'il me semble qu'elle est prise comme bouc émissaire par l'Iran dans son marchandage politique obscur avec les Etats-Unis. Au lieu de la mettre en prison, les autorités iraniennes devraient se rendre compte qu'elle a rendu un grand service à leur pays, en réalisant des reportages sur une société et une culture qui sont toujours très mal comprises car mal représentées en Occident. Emprisonner des journalistes, les persécuter, et les réduire au silence, ce n'est certainement pas une solution. Au Moyen Orient, cela crèe des tensions, de la colère, de l'incompréhesnion, comme si tous ces sentiments n'étaient déjà pas suffisamment exacerbés là-bas."

 Plusieurs citoyens ayant la double nationalité américaine et iranienne ont été arrêtés et détenus ces dernières années, mais la plupart ont été relâchés sans procès.


Cela fait en effet déjà longtemps que le régime se méfie des Iraniens qui ont été élevés aux Etats-Unis, ou qui y ont fait leurs études, et qu'ils les soupçonnent de vouloir trahir le régime et de porter atteinte à la révolution islamique en propageant des valeurs occidentales "décadentes."

 



Selon un ancien correspondant étranger à Téhéran :
"Le message que les Iraniens envoient à tous ceux qui ont des liens avec l'Occident est clair : "Nous n'avons aucune confiance en vous."




Alors, maintenant, dites-moi... comment réagit Mister O. ce soir ?




La Maison Blanche déclare ce soir que le président Barack Obama est "profondément déçu" par la condamnation de la journaliste américaine !

Profondément déçu ?

Pourquoi ne s'excuse -t-il pas, plutôt ? Pourquoi ne dit-il pas à quel point il est désolé de sa diplomatie irresponsable, et ne se montre-t-il pas désormais plus dur avec le régime iranien ?



Ce verdict est la peine la plus sévère jamais prononcée à l'encontre d'un citoyen possédant la double nationalité pour de tels faits liés à la sécurité. Et il jette de sérieux doutes sur les tentatives diverses faites par Obama pour normaliser ses relations avec le régime islamique de Téhéran.


 

  

Car, maintenant, personne ne peut nier qu'il existe bel et bien un rapport entre l'arrestation de Roxana Saberi et les ouvertures faites par l'administration Obama envers l'Iran. Jeudi dernier, dans le Washington Post, on pouvait lire les remarques suivantes, qui montrent bien que ce lien existe :
(et le Washington Post est pourtant l'un des médias inféodés dont nous parlons souvent !)

Cela vaut la peine de remarquer que son arrestation a eu lieu quelques jours après seulement l'investiture du président Obama, et que les charges d'espionnage ont été retenues contre elle au moment même où Richard Holbrooke serrait la main du vice-ministre des Affaires Etrangères iranien à La Haye (une rencontre que le ministre des Affaires Etrangères iranien a officiellement démentie, d'ailleurs), et que son "procès" coïncide avec l'annonce par l'administration Obama de sa décision de ne plus imposer à l'Iran de préalable à l'ouverture de discussions  (jusque là, Washington exigeait que l'Iran cesse l'enrichissement de son uranium.)



Ceux qui pronent une telle approche diplomatique avancent comme argument que le meilleur moyen d'améliorer les relations avec l'Iran, c'est de mener des discussions. Mais la condamnation de Roxana Saberi vient rappeler la véritable  nature du régime iranien, et montre aussi comment les mollahs ont l'intention de répondre à la main tendue d'Obama.





Selon moi, ce qui est vraiment totalement irresponsable, c'est toute l'approche de la diplomatie Obama avec l'Iran (la Syrie, et une série d'autres pays de la région peu respectueux des règles internationales.)

Mister O. n'est-il pas en train de tenter relancer des négociations avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire illicite ?

Pas besoin d'être un expert en affaires diplomatiques pour comprendre que Roxana Saberi pourrait très bien être utilisée aussi comme monnaie d'échange dans les négotiations complexes qui vont se tenir au sujet de ce programme nucléaire, dont les Iraniens continuent d'affirmer qu'il sera uniquement développé pour produire de l'énergie, à des fins civiles et non militaires !

En tout cas, Obama joue vraiment un jeu très dangereux là-bas !

Si bien que j'en finis par me demander ce que tout cela cache...

Car maintenant, je n'affirmerais plus qu'il ne s'agit que d'un pure amateurisme...

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FrenchNail 19/04/2009 16:35

Cela va avec le sauvetage du Capitaine Philips, kidnape par des pirates somaliens. A son retour sur le sol americain, Philips a profusement remercie la Navy et les Seals (nos soldats/plongeurs de choc) mais n'a pas mentionne Obama. Cela ss comprendrait si l'on en croit les fuites qui disent que comme Obama ne voulait qu'une resolution pacifiste du probleme, la Navy ne lui avait pas apporte assistance lors de sa premiere tentative de fuite, quand il avait saute par dessus bord et nage en direction du Bainbridge, le navire de l'armee americaine stationne a proximite. Ensuite, il semblerait qu'Obama est refuse deux plans de sauvetage. Le resultat est que Philips est reste cinq jours aux mains des pirates. A la fin, le commandant du Bainbridge a pris la decision d'attaquer. 3 balles de tireurs d'elite et le capitaine etait libere. La situation etait en train de se deteriorer et les pirates se rapprochaient de la cote pointant un AK47 sur Philips. Si tel est la verite, la naivete et l'indecision d'Obama est flagantre. Je fremis a l'idee de tels traits de caractere lors d'une crise internationale d'envergure.

marie 19/04/2009 13:48

J'ai l'impression que Hillary Clinton a obéi à l'ordre donné par Obama : la Maison Blanche avait pour consigne de dire qu'elle était "profondément déçue", alors H.C a déclaré cela sans réfléchir à l'énormité de cette phrase. En tout cas, c'est sûr, l'Iran doit avoir peur après de telles déclarations !

Phil 19/04/2009 12:23

Clinton et Obama, même combat et même posture(ils sont tous les 2 profondément déçus, je rêve)