L'ISLAM DE OBAMA

Publié le par frenchpuma

French article ; English translation below


Spécial Obama en Europe 


Il y a quelques heures seulement : Obama dans la célèbre Mosquée Sultanahmet dite "Mosquée Bleue" avec le Premier ministre turc  Recep Tayyip Erdogan .



Tout le monde sait que pendant la campagne présidentielle, Obama a essayé de dissimuler ses liens avec la religion musulmane...

De temps en temps, il ne pouvait malgré tout s'empêcher de faire un lapsus révélateur :

http://hillary.meilleur.choix.qu-obama.over-blog.com/article-22650039.html

http://hillary.meilleur.choix.qu-obama.over-blog.com/article-22674670.html



Et bien maintenant, ce qui est drôle, c'est qu'il fait tout pour rappeler ces liens, après les avoir rejetés :

En Turquie, hier, Obama s'est adressé au monde musulman en ces termes : "Je suis l'un des vôtres." 


Et ce matin, il était dans la fameuse Mosquée Bleue, comme on peut le voir ici :


 Obama ce matin dans la Mosquée bleue...



OBAMA SANS SES CHAUSSURES
Obama et le premier ministre Recep Tayyip Erdogan : c'était tout à l'heure, à Istanboul.

Obama est allé puiser dans son héritage unique, qui était pourtant sujet tabou dont on se servait contre lui pendant la campagne.
Les Républicains utilisaient son deuxième prénom Hussein pour mettre en doute son patriotisme. A l'époque, Obama ne faisait rien pour plaire aux Musulmans, par exemple en évitant soigneusement de se rendre dans une mosquée, alors qu'il n'hésitait pas à fréquenter d'autres lieux de culte ! 

 

Sur cette photo,  le President Barack Obama rencontre l'archevêque arménien Aram Ateshyan, le chef rabbin d'Istanboul Isak Haleva, le Grand Muftih d'Istanboul Mustafa Cagrici, et l'archevêque orthodoxe syrien, Yusuf Cetin, à Istanboul, en Turquie ce matin, mardi 7 avril.



Mais lundi, Obama, qui est pourtant Chrétien, a poursuivi sur le chemin emprunté depuis qu'il a été élu, qui consiste à mettre en valeur son héritage, qui comprend son père musulman, un beau-père indonésien, et une partie de son enfance passée dans ce pays :

"Les Etats-Unis ont été enrichis par les Musulmans d'Amérique" a t-il dit dans son discours. "Beaucoup d'Américains ont des Musulmans dans leur famille, ou ont vécu dans un pays musulman. Je le sais parce que moi-même, je suis de ceux-là."

 

Les spécialités patissières Obama en Turquie !




Cette déclaration est une partie de la stratégie amorcée même avant la campagne, en août 2007, quand Obama avait pris pour porte-parole deux hommes de religion musulmane, selon Hady Amr, qui était l'un des deux.

Obama a utilisé sa présidence pour s'adresser aux Musulmans du monde entier de différentes manières.

Dans son discours d'investiture d'abord, il a inclus les Musulmans en parlant des différentes  religions que l'on peut trouver aux Etats-Unis. Et il a aussi dit "Au monde musulman" dans la partie internationale de son discours, ce qui est inhabituel.


Sa première interview télévisée a été accordée à une chaîne en langue arabe.

Il a délivré un discours pré-enregistré à l'Iran, et maintenant il fait un discours devant le parlement d'un pays à majorité musulmane, la Turquie.

Pour finir, et non des moindres, il a décidé de fermer Guantanamo.

Pourtant, pour l'instant, ses tentatives n'ont pas rencontré un grand succès : en Turquie par exemple, il a été accueilli par de nombreuses manifestations dans lesquelles on lui criait : "Obama, rentre chez toi !"



 

Manifestations anti-Obama toute cette semaine en Turquie malgré ses courbettes !


Pas de doute : cela fait partie d'une stratégie bien définie de plaire au monde musulman, mais la question est maintenant : dans quel but ?

Dans quel but Barack Obama en fait-il tant en direction du monde musulman ?

N'encourt-il pas ainsi un grand risque politique, dans son propre pays ?
A long terme, cela pourrait déplaire à un grand nombre d'Américains.

A ce sujet, j'ai lu ce matin un article très intéressant dans le journal britannique,  le Daily Telegraph, intitulé : "Pas besoin de dépasser les bornes sur l'Islam, Obama" :  En voici un extrait :

Alors que j'applaudis la décision de Obama de faire de la Turquie sa première étape de son appel en direction du monde musulman, je dois bien avouer que je n'approuve pas du tout ses efforts acharnés de se présenter lui même comme sympathisant musulman, pendant son discours devant le parlement turc.

Tout le monde sait que le deuxième prénom de Monsieur Obama est Hussein, et que sa famille a une branche musulmane. Mais, en tant qu'homme politique, Obama est plus connu pour ses associations avec un pasteur de Chicago.
En en faisant trop dans sa tentative de parler au monde musulman modéré, Obama court le risque d'affaiblir sa position de leader de la première puissance militaire du monde.

 

Le problème avec l'Islam radical, que ce soit en Iran, au Pakistan, ou en Afghanistan, c'est qu'il représente un défi aussi bien pour les Musulmans modérés que pour l'Occident, et si les Musulmans modérés voulaient bien faire le ménage dans leur propre maison, l'occident n'aurait même plus à se considérer comme en guerre avec l'Islam.
Mais, après sa campagne électorale réussie aux Etats-Unis, au cours de laquelle il a réussi à persuader une majorité d'Américains de soutenir sa vision politique, Monsieur Obama est persuadé qu'il peut maintenant user de son charme magique pour convaincre les peuples du monde entier. J'ai bien peur qu'il ne soit très vite très déçu.


Je suis d'accord avec l'auteur de cet article.

Les Américains pourraient finir par en vouloir à Mister O. s'il en fait trop sur l'Islam.
Plusieurs Américains de religion musulmane interrogés hier ont reconnu que Obama pourrait mettre en danger sa carrière politique.

Personne n'a oublié ses associations avec
Louis Farrakhan, Rashid Kalidi, and Al Mansour !
Et, petit rappel :
Un sondage publié en mars 2009 par le Washington Post et ABC News révélait que 48% des Américains avaient une opinion défavorable de l'Islam, ce qui est plus qu'au lendemain des attentats du 11 septembre.

En conclusion, Barack Obama ferait mieux de se modérer quelque peu, d'oublier pour un temps l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne et le monde musulman, et se reconcentrer sur les problèmes quotidiens de ses concitoyens...

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article