FRANCE : 1 - ETATS-UNIS : 0 !

Publié le par frenchpuma

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Spécial Obama en France (6)


Malgré ses sourires et ses accolades à son copain Sarkozy, malgré ses flatteries lors de leur conférence de presse commune, on peut faire un bilan très simple de la visite de Obama en France ce matin (alors que le sommet de l'OTAN a lieu en ce moment même à Strasbourg) : Obama n'a rien obtenu de Sarkozy !

Ce matin, les deux hommes se retrouvent pour le sommet de l'OTAN. Toujours des sourires et des accolades...  



Le vainqueur du match est donc sans conteste le président français :

- d'abord, Sarkozy, avec d'autres dirigeants européens, et notamment Angela Merkel est parvenu à faire avaler à Obama et aux EU quelque chose dont ils ne voulaient pas entendre parler : un début de régulation du système financier international. Même si les décisions prises ne sont pas révolutionnaires loin de là, on peut dire que c'est surtout la volonté politique affichée de mettre fin aux folies du marché des spéculations et à ses conséquences désastreuses sur l'économie mondiale qui restera le point fort du sommet du G20.

Obama a été contraint de faire plaisir à ses partenaires sur ce point, et si on lit bien la presse américaine ces dernières heures on s'aperçoit que ces concessions lui sont reprochées.


- Ensuite, sur l'Afghanistan, vous aurez remarqué que Sarkozy a tenu bon, au grand désappointement de son "copain". Malgré une déclaration diplomatique qui ne l'engage à rien, "Nous soutenons totalement la stratégie des EU en Afghanistan, il n'est pas revenu sur son refus d'envoyer de nouvelles troupes françaises là-bas, sachant très bien que l'opinion publique française est majoritairement opposée à cela.

Il y a quelques heures, à la réunion de l'OTAN à Strasbourg. Obama glisse quelques mots à sa Secrétaire d'Etat, Hillary CLinton.  


- Et pour finir, sur Guantanamo, alors que Obama voudrait que l'Europe accueille des détenus, Sarkozy a accepté d'en  prendre un, (sans doute d'origine algérienne), ce qui, reconnaissons-le, est vraiment le minimum !


En conclusion, les deux hommes nous ont joué hier une sacrée comédie, un beau numéro d'acteurs.
Obama a fait semblant d'avoir oublié à quel point Sarkozy l'agace (avec son agitation de gamin, ses menaces de quitter la réunion avant le G20 ; etc...) ; et Sarkozy a prétendu avoir oublié tous les affronts que Obama lui a faits ces dernières semaines (refus de le recevoir en premier à la maison Blanche ; lettre à Chirac pour une coopération future ; etc...).

Mais malgré tout, il me semble que Sarko a nettement emporté cette confrontation, car, malgré ses déclarations d'amour à son copain américain (ABC News titrait hier : "Sarko to Obama : Je t'aime", il a été assez malin pour ne rien lui concéder du tout.

Après la traversée symbolique du Rhin ce matin, Sarko fait des grimaces à Obama, sans doute pour lui dire : "Je t'ai rien cédé, na !"


Conclusion : France : 1 ; Etats-Unis : 0 !

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FrenchNail 04/04/2009 18:16

Sarko a trouver le point faible d'Obama. La flatterie. O est une p&%tin qui fera n'importe quoi pour les applaudissements de la foule.

Quand a la concession, personnellement j'y suis completement opposee. La reglementation des systemes financiers est a globaliser mais pas du fait d'un conseil non elu. Il y a une procedure etablie pour ce genre de manoeuvre. Ca s'appelle un traite international.

L'application de ces reglementations ne doit en aucun cas etre donnee a un conseil international. C'est en contradiction complete des principes de souverainete nationale.

Cette reaction categorique de ma part doit etre comprise dans l'esprit de la constitution americaine. "We the People". Contrairement a tous les peuples europeens qui sont habitues a ne pas controler leurs gouvernements, les americains savent et cherissent le fait que c'est le peuple qui controle le gouvernement et non pas le contraire.

Toute attaque de la constitution est une attaque de ce principe de base.