G20 : Vers une confrontation Sarkozy / Obama ?

Publié le par frenchpuma

French article . English version below

Spécial G20 (1)


Officiellement, selon le Figaro de ce matin, l'Elysée ne prend pas ombrage et ne se formalise pas de la lettre adressée par Barack Obama à Jacques Chirac il y a quelques jours.
«Ce respect dû aux anciens présidents a valeur de tradition aux Etats-Unis», souligne-t-on.

Mais en privé, aucun doute : Nicolas Sarkozy pense que Obama est un ingrat (journal Le Monde aujourd'hui).
 Voilà des mois que le président, histoire de plaire à son " copain " Barack, mitonne son plan de réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, et que fait le président américain ? Il ne trouve rien de plus urgent que d'écrire une belle lettre à… Jacques Chirac. Le genre de courrier dont aurait rêvé Nicolas Sarkozy. Il l'aurait exhibé un peu partout lors des sommets internationaux : " Regardez la belle lettre que mon pote Barack vient de m'adresser, si si, lisez… "
" Un courrier, qualifié de " très sympathique " par Jacques Chirac, rendu public au lendemain du vote du Parlement sur l'OTAN.

Ce matin donc, les quotidiens s'interrogent :

Qu'a donc voulu signifier le président américain en adressant cette lettre, de celles que l'on s'adresse habituellement de président en exercice à président en exercice ? La formulation est inhabituelle s'il s'agit simplement de rendre hommage à l'action diplomatique de Jacques Chirac, en particulier au moment de la guerre en Irak. 
Le journal le Monde préfère rester prudent, et parle d'une admiration que ressentirait Obama pour Jacques CHirac.
En fait, le quotidien refuse d'envisager l'impensable :  Obama n'a pas pu vouloir vexer Sarkozy (le journal écrit "
 Entre " grands " de ce monde, cela ne se fait guère).
Le problème, c'est que le journal semble oublier qu'il y a peu, Obama n'a pas hésité à vexer le premier ministre anglais Gordon Brown. Le nouveau président des Etats-Unis ne semble pas être bien au courant de ce qui se fait ou pas entre "grands de ce monde
".

Ce qui est certain en tout cas, c'est que Nicolas Sarkozy a compris maintenant qu'il ne fallait pas se montrer trop tendre avec Obama.
Et cette fois-ci, il est bien décider à en découdre.
Selon le Figaro, il se rendra au G20 de Londres prêt au combat.
«Je ne m'associerai pas à un sommet mondial qui déciderait de ne rien décider», a-t-il lancé mardi dernier dans son discours de Saint-Quentin. Quelques jours plus tôt, devant une poignée de ministres, il était apparu encore plus remonté : «Je travaille avec Merkel; si ça ne marche pas, on s'en va!»
En fait, le ton monte depuis quelques semaines entre les deux rives de l'Atlantique. 
(...) on observe  un sérieux différend entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

Obama et Sarkozy seront sans aucun doute les principaux protagonistes au sommet de Londres. Et ça risque de chauffer entre les anciens "copains" !


Comme en écho aux propos de Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, Barack Obama, lors d'une conférence de presse mardi dernier à la Maison-Blanche, a d'ailleurs réaffirmé dans quel esprit il se rendrait en Angleterre le 2 avril : «Nous ne voulons pas d'une situation dans laquelle quelques pays consentent des efforts extraordinaires et d'autres pas, avec l'espoir que ceux qui prennent des mesures importantes vont sortir les autres de l'ornière.» En d'autres termes, il ne faut pas compter sur la seule dépanneuse américaine pour sortir le camion européen du fossé économique.


A Washington, on reproche aux Européens de ne pas investir assez dans la relance, de ne pas creuser davantage les déficits pour faire redémarrer la consommation, donc l'économie mondiale. De leur côté, les leaders du Vieux Continent déplorent la réticence des Etats-Unis à introduire au niveau international des réglementations et un contrôle strict des organismes et des flux financiers afin d'éviter que le désastre actuel ne se reproduise. Nicolas Sarkozy lui-même n'a jamais caché à qui il en attribuait la responsabilité. «La crise est mondiale, mais on sait d'où elle est partie, déclarait-il en novembre 2008 avant le dernier sommet du G20. La solution doit être trouvée avec eux (les Etats-Unis, ndlr). On ne se contentera pas qu'on nous dise: "Circulez, il n'y a rien à voir!"» Lors de son allocution de Saint-Quentin, il a souligné que le sommet de Londres devait être un sommet «politique et pas technique».



Seul signe d'espoir pour que la rencontre de la semaine prochaine se passe bien entre les deux hommes :  une rencontre des deux First Ladies, Michelle et Carla, devrait également se tenir dans la capitale alsacienne.

La réconciliation viendra peut-être des épouses !

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kate 28/03/2009 11:16

Je ne peux que donner raison à N.Sarkosy ! il faut qu'il se montre ferme !

FrenchNail 27/03/2009 22:43

Deux pimbeches pareilles reunies dans la meme piece. A mon svis ca va pas si bien se passer que ca.

A par ca, mon analyse de la situation est legerement differente. Je pense que cette histoire de lettre est encore plus lamentable qu'on l'imagine. Obama a signe en vitesse une lettre parmi d'autres, redigee par un sous-fifre incapable et ignorant qui a fait une bourde epouvantable en ne verifiant pas que Chirac etait bien le president de la France.

L'administration n'a pas vraiment reagit. La France n'est pas si importante et donc pas de quoi faire un scandale de la bourde.

Ca a signale une fois de plus au reste du monde que le gouvernement aux commandes de l'Amerique est completement incapable et depasse. Donc Sarko change son fusil d'epaule et s'aligne avec le fort du moment : l'Allemagne.

oligo 27/03/2009 21:58

ENFIN !
Enfin une rencontre entre les deux "Belles".
J'ai hâte de voir ça !