HONTE AU CONGRES !

Publié le par frenchpuma

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C'est arrivé il y a quelques minutes seulement...

Le Congrès américain a officiellement déclaré Barack Obama prochain président des Etats-Unis, après avoir entériné les votes du collège électoral, comme le veut la tradition qui remonte à  plusieurs siècles.





La Chambre des Représentants et le Sénat se sont réunis en session plénière afin d'entendre les élus prononcer à voix haute les votes du collège électoral provenant des cinquante Etats, et du District of Columbia. Le résultat final, qui ne laissait présager aucun doute, a été de 365 voix pour Obama et son colistier Joe Biden, et 173 voix pour le ticket républicain formé par John McCain et Sarah Palin.


Démocrates et Républicains ont accueilli la nouvelle par une standing ovation, tandis que le vice-président, Dick Cheney, qui est aussi président du Sénat, proclamait le résultat en faveur de Obama.


Aujourd'hui, à Capitol Hill : le Congrès est réuni en session plénière pour proclamer officiellement Obama 44ème président des EU.  



Bien évidemment, tout cela était prévisible, puisque Obama a remporté une majorité de grands électeurs.

Mais ce que les médias ne vous raconteront certainement pas, c'est que la plupart des ces sénateurs et de ces représentants  ont reçu, au cours de ces dernières semaines, des milliers de lettres envoyées par leurs électeurs, leur demandant de reporter la proclamation des résultats tant que le problème de l'éligibilité de Obama n'aura pas été réglé.



Des milliers d'Américains ont contacté les membres du Congrès, en particulier les élus Républicains, dans l'espoir que l'un deux, au moins, oserait remettre en cause la validité du résultat du collège électoral ce jeudi, jour de la proclamation officielle des résultats par le Congrès. Tout élu a le droit de remettre l'élection en question, mais il fallait que ce soit un sénateur qui demande le report de la proclamation officielle pour qu'elle ait lieu. Bien sûr, rien de tel ne s'est passé !

Tous les membres du COngrès ont bien répondu à ces courriers, mais de manière très décevante, pour ne pas dire révoltante.

En effet, la plupart des représentants et des sénateurs ont choisi de ne pas faire cas du problème de l'inéligibilité de Obama, et ont répondu à leurs électeurs quelque chose du style "merci de m'avoir écrit, mais vous vous trompez."



“Merci de m'avoir contacté pour exprimer votre préoccupation au sujet de la citoyenneté américaine de Barack Obama" ont par exemple écrit les services du sénateur républicain de Louisiane David Vitter en réponse à l'une de ces lettres. "J'apprécie que vous m'ayez fait part de ce problème important."

La lettre de Vitter est en fait en grande partie une fin de non recevoir, qui explique que "les autorités de l'Etat d'Hawaï ont vérifié que le président Obama était bien né à Honolulu le 4 août 1961, ce qui signifie qu'il est bien né sur le territoire américain."
La lettre se termine sur la promesse faite par Vitter de "continuer à suivre de près la situation et tout ce qui peut se passer à ce sujet au niveau de la justice."
 



Bien sûr, les séanateurs démocrates ont été encore plus catégoriques dans leur réponses négatives :
"Il y a des rumeurs selon lesquelles mon ancien collègue, le sénateur Obama, ne serait pas citoyen américain... Ces rumeurs sont fausses."
C'est la réponse faite par les services du chef de la majorité démocrate au sénat Harry Reid.

 

 

Seule une poignée de Républicains semble avoir fait des réponses qui prennent quelque peu en compte la demande :
Par exemple, le sénateur républicain de l'Alabama Jeff Sessions, a reconnu que "des bruits ont circulé mettant en doute la citoyenneté du nouveau président et il y a actuellement des recours en justice qui sont intentés." Et Jeff Sessions ajoute: "Mon statut de sénateur ne me permet pas de m'impliquer dans l'un de ces recours. Mais j'espère sincèrement que cette question sera résolue par nos tribunaux."

 


C'est un peu mieux que les autres, mais sans plus : une lettre quelque peu standard, en fait...


Et ce soir, pas de surprise, donc : voici les résultats : Obama est a été proclamé officiellement président, et personne n'a osé remettre en question le vote du collège électoral, personne n'a osé officiellement remettre en cause son éligibilité.
Quelle honte !



Qu'en est-il de la démocratie ?
Qu'en est-il du principe d'équilibre et de contrôle des trois pouvoirs ?
N'était-ce pas le rôle du Congrès de s'assurer qu'un homme remplit bien les critères établis par la Constitution pour devenir président des Etats-Unis ?


Les membres du Congrès ont trahi le peuple américain.
Bien entendu, Obama a été élu par une majorité d'Américains, mais est-ce une raison pour ignorer toute une autre partie du pays ?
Il y a des milliers de gens qui sont convaincus que Obama n'était pas éligible. Et qui ont essayé de se faire entendre depuis des mois.
Mais personne ne les écoute...


On a trahi l'esprit des Pères Fondateurs, et la démocratie américaine est morte.

 


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zérobama 09/01/2009 13:31

S'il faut attendre 2010 pour voir l'imposteur démasqué, ça va faire long...

FrenchNail 09/01/2009 01:59

Les recours en justice continuent a etre inscrits au greffe de differents etats au rythme de plusieurs par moi. Roberts a hier transmis un autre cas en conference. Les choses continueront a empirer.

Je viens de lire un commentaire sur une loi de l'etat de Hawaii qui etait en vigueur a la naissance d'O mais qui a ete abrogee en 1986. Elle stipule des criteres specifiques d'age et de residence qu'Ann Durham ne remplissait pas pour la transmission de sa nationalite americaine a son enfant. Je n'ai pas encore eu le temps de verifier cette loi et sa validite dans un contexte federal, mais si tel etait le cas, Obama a sa naissance n'aurait pas ete Americain. Just British par son pere. Point final. Meme en cas de naissance a Hawaii.

Plus je me penche sur la question plus je pense que les republicains laissent faire les choses de maniere a refermer le piege sur les democrates juste a temps pour les elections de 2010 en les accusant d'avoir menti au peuple americain dans des proportion gigantesques et en esperant un ras de maree en leur faveur.